Louise Oligny, écrire l’exil et réparer les blessures

À propos de Perdre pays
Autrice engagée et voix singulière de la littérature contemporaine, Louise Oligny explore depuis plusieurs années les failles intimes, les violences systémiques et les chemins possibles de réparation. Née au Québec, elle quitte son pays natal en 1989 pour s’installer en France. Cette expérience fondatrice de l’exil traverse profondément son œuvre et trouve une résonance particulière dans son dernier roman, Perdre pays, paru aux éditions Pélagie en août 2025.
Dans Perdre pays, Louise Oligny aborde avec une grande justesse la nostalgie, la douleur du déracinement, mais aussi les tentatives de réconciliation avec soi-même. Le roman est un texte fort, viscéral, qui interroge ce que signifie quitter un territoire, une langue, une identité. L’autrice livre ici un roman coup de poing, où l’exil devient à la fois géographique, intime et social.
Au-delà de l’écriture, Louise Oligny mène un engagement constant sur le terrain. Elle anime des ateliers d’estime de soi auprès de femmes victimes de violences et a créé en 2023 l’exposition « Debout les reines ! », un projet artistique dans lequel des femmes se réapproprient leur image, leur corps et leur récit. Cette démarche irrigue toute son œuvre, où la littérature devient un espace de parole, de résistance et de transformation.
Avant Perdre pays, Louise Oligny a publié plusieurs œuvres marquantes. En 2021, Réparer l’intime (Éditions Thierry Marchaisse) rassemble témoignages et récits issus d’un atelier de reconstruction artistique mené auprès de femmes victimes de violences, avec la participation de Dr Ghada Hatem de la Maison des Femmes de Saint-Denis. En 2023, elle signe Colère chronique (aux éditions Black Lab en 2023, puis Le Livre de Poche en 2024), un thriller social acéré sur la précarité des femmes de plus de 50 ans. Puis, en 2024, elle publie ADN féminin (au éditions Black Lab), un polar engagé et explosif sur les violences faites aux femmes.
Avec Perdre pays, Louise Oligny poursuit une œuvre profondément littéraire et politique, où l’intime rejoint le collectif, et où écrire devient un acte de lucidité et de courage

« Je commence à comprendre que ma nostalgie peut se savourer. Une douce douleur qui me permet de garder mes amours au chaud, présents. Je suis de ces peuples nomades, une migrante de plus qui court après ses rêves comme huit milliards d’autres. Que le voyage soit intérieur ou vers d’autres cieux »
Louise Oligny
