Marie Villequier : « C’est un roman sur ce qu’on fait lorsque la vie nous coupe les ailes »
Paru le 12 mars aux éditions Pélagie, Nos ailes audacieuses est un roman d’élan et de liberté, qui explore les chemins sinueux de la reconstruction et du courage d’être soi.
Parle-nous un peu de toi ?
Je m’appelle Marie Villequier, je suis pédiatre et autrice. En 2024, j’ai publié mon premier roman intitulé « Et nos routes toujours se croisent » aux éditions de La Rémanence, qui a reçu le prix du jury du Salon du Livre d’Île-de-France, le prix Lions Régional, le troisième prix des écrivains de Bretagne et qui a été finaliste du prix Victor-Hugo.
Dis-nous en plus sur Nos ailes audacieuses ?
Nos ailes audacieuses, c’est l’histoire de deux femmes à deux époques différentes, liées par le même rêve de devenir aviatrices. Il y a Madeleine qui cherche à intégrer l’univers exclusivement masculin de l’Aéropostale, à une époque où la présence des femmes dans l’aviation relevait l’hérésie. Et il y a Émilie, une future pilote, qui voit sa vie bouleversée par un grave accident. C’est un roman sur ce qu’on fait lorsque la vie nous coupe les ailes et sur la manière d’apprendre à voler autrement.
Quelles sont tes inspirations ?
L’idée de ce roman est née de l’écoute d’une interview de Dorine Bourneton, qui est la première femme paraplégique à devenir pilote de voltige. J’ai ensuite découvert l’histoire d’Adrienne Bolland, qui est une pionnière de l’aviation et qui a été la première femme à traverser la Cordillère des Andes en avion en 1921. Ce sont ces deux femmes ont nourri mon imaginaire et qui ont été à l’origine de l’impulsion de l’écriture de Nos ailes audacieuses.
Un message pour tes lecteurs ?
Je leur souhaite une belle lecture et de toujours se rappeler que, même cabossées, nos ailes ne disparaissent jamais et qu’il est toujours possible de les déployer et de croire en ses rêves.
« Chaque vol était le maillon d’une chaîne audacieuse qu’on appelait l’Aéropostale. D’un continent à l’autre, des hommes se relayaient, affrontant le vent, les avaries et les nuits sans lune. Ils portaient la promesse que le courrier serait livré coûte que coûte. C’était une ligne fragile, tracée dans le ciel à force de courage. »
Extrait de Nos ailes audacieuses, de Marie Villequier
